Sortir des non dits…pour plus de conscience

Sortir du silence…Mettre des mots et de la conscience partout fait partie de mon chemin. C’est un choix qui s’est imposé à moi et que je renouvèle chaque jour.

Ce n’est pas un petit choix car j’ai parfois l’impression qu’heureuses sont les autruches…mais n’est-ce pas un premier leurre ?

Comme le personnage de Néo dans  le film Matrix qui devait faire le choix de prendre la pilule bleu ou la pilule rouge et choisir, soit que tout s’arrête et retourner dans l’illusion, ou que tout continue et d’avoir accès à la connaissance, je choisis cette dernière même si le chemin peut sembler parfois plus ardu. C’est un autre leurre. Et si c’était simplement une aventure ?

Sortir des non dits, des taboos dans nos familles est un choix de conscience que vous faîtes peut être aussi. Je partage cet article sur Dolto qui m’a inspiré à mon tour ce témoignage.

Mes parents ont surement fait du mieux qu’ils pouvaient mais la communication n’était pas leur for. J’ai grandi avec tout un tas de « problèmes psy » : Hyperactivité, angoisses, Tocs, spasmophilie i tutti quanti…. « Elle est trop émotive » …Bref, vous voyez le genre de troubles qu’on avait tendance à minimiser à mon époque et dans ma famille qui n’avait pas d’intérêt pour les questions de psychologie.

Il n’y avait pas tout ce panel de thérapies non plus…Le terme Hyperactif n’existait même pas. Ma mère avait tout de même fait la démarche de m’amener voir un psy et je me rappelle que mes TOCs s’étaient calmé. J’ai découvert plusieurs années plus tard qu’il s’agissait de rituels de protections…Qu’est-ce que je percevais ? De quoi étais-je consciente pour vouloir me protéger ? Je l’ai appris également par la suite.


A 25 ans, j’ai perdu une amie « pilier dans ma vie », Agnès, une « mère » pour moi, celle qui avait commencé à me guider vers autre chose. C’est à ce moment-là que j’ai commencé à avoir des problèmes de santé et que j’ai sombré dans la dépression avec une angoisse de la mort terrible.

De la dépression jamais reconnue par ma famille qui ne comprenait pas…Pour eux, je n’avais aucune raison d’aller mal. « Mais Elodie, tu vas bien, tu as tout pour aller bien »…. « Non, je ne vais pas bien…à l’intérieur » et il y avait des raisons invisibles à cela. Je n’avais aucune stabilité intérieure. D’ailleurs, je tremblais beaucoup. Aucune base solide. Aucune confiance en moi et en la vie. Ma santé était toujours fragile.

La peur de la mort est donc arrivée à moi brutalement…La mort… « celle dont il ne faut pas prononcer le nom » dans la famille. Un taboo.

Pour me construire, j’ai observé les autres et investi énormément sur des psys et autres thérapeutes.J’ai commencé par travailler sur moi pendant deux ans en psychogénéalogie et j’ai ouvert la boîte de pandore que je voulais aussitôt refermer, mais pas moyen bien sûr ! La conscience est plus forte que tout.

La psychogénéalogie est une sorte de thérapie qui t’enseigne que tu es lié à tes ancêtres. Tout ce qu’ils n’ont pas su gérer d’un point de vue émotionnel ou qu’ils ont caché se reportent sur la génération suivante, encore et encore, jusqu’à ce que quelqu’un arrive à le conscientiser puis à le libérer.

J’ai donc découvert mon arbre généalogique et tout ces fantômes dans le placard. Oups, je viens à l’instant de briser un vœu de loyauté envers ma famille, celui de taire les « secrets » honteux, douteux, dégueu…et non ! personne ne va en mourir pour autant !

C’est ce que je croyais…Si je parle alors ils vont en mourir. C’est encore un leurre. J’avais peur qu’ils aient honte aussi… je voulais les protéger au prix de mon bien être personnel. Aujourd’hui, je le reconnais. Il y a eu beaucoup de violence dans ma famille. Je m’en libère aujourd’hui et vous pouvez suivre ce chemin de la même façon.Se libérer et leur faire aussi à tous le cadeau du soulagement de leur âme même si les vivants ont du mal à le reconnaître.  

Sur ma route de libération et de reconnaissance de qui je suis vraiment, j’ai encore du chemin. Il y a dix ans je n’ai pas fini ce que j’avais à faire et aujourd’hui ça me revient en pleine poire !  Nous devons nous libérer pour aller de l’avant.

Se libérer ne veut pas dire rejeter, ça veut dire…poser des questions, ça veut dire, faire confiance à ses ressentis, à se émotions, accueillir et se raconter au plus profond, ne plus cautionner l’inconscience et cela peut être fait dans l’amour et avec beaucoup plus de légèreté qu’on ne le pense. En tout cas, moi j’y crois.

Alors à ma famille, je vous aime profondément mais je ne jouerai plus jamais ce jeu de l’inconscience, du taboo, du non dits, de cautionner le jugement et la violence qui n’a jamais été la nôtre. Reconnaissons qu’elle appartenait simplement à nos aïeux meurtris. Pardonnons nous et avançons aujourd’hui main dans la main pour créer un arbre de vie, joyeux et uni. Non, il n’est jamais trop tard. Et même à ceux qui sont partis dans l’au-delà, je peux toujours parler car je sais maintenant que l’illusion de la séparation après la mort est le leurre suprême. Pour moi, pas de fin, juste une autre dimension ou je peux aller. Je suis là pour faire le lien entre les vivants et les morts dans mon corps de femme consciente incarnée aujourd’hui pour accompagner la planète dans ce changement de paradygme. Je suis prête.

Voici le texte de Françoise Dolto : https://www.franceculture.fr/psychanalyse/francoise-dolto-0?fbclid=IwAR2rHK49S9loGRJsL8Z4J6qndzv02c8O_7OW6NJwcBh2KCvHz_A1OSv4-_o

www.elodiesavinel.com

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